Photographie à la mangeoire : le making off

Pour compléter les deux articles sur la photographie à la mangeoire je vous propose aujourd’hui un petit making off de mon installation pour vous faire découvrir les coulisses des photos du blog.

Passereaux à la mangeoire : le making off.

Si vous avez loupé les deux premiers épisodes vous pouvez lire la partie 1 et la partie 2.

Pour commencer voici la mangeoire que j’utilise :

mangeoire pour photographier les passereauxCanon EOS 20D (50mm, f/5.6, 1/800 sec, ISO800)

Comme vous pouvez le constater, il s’agit d’un simple poteau sur lequel j’ai fixé une mangeoire du commerce sur un coté et une mangeoire fabrication maison sur le sommet. La mangeoire maison a uniquement une face ouverte pour « forcer » les oiseaux à utiliser le perchoir. Pourquoi deux mangeoires? A vrai dire, il n’y a pas de raison, c’est juste qu’au fil de mes essais je suis arrivé à cette configuration. Je pense qu’une seule suffirait amplement.

Vous pouvez aussi voir que le perchoir est fixé au plus près de la mangeoire et que lorsque les oiseaux sont posés dessus ils peuvent voir la mangeoire et ainsi vérifier la présence d’un congénère.

Voici maintenant deux vues de « l’affût » depuis le milieu du jardin :

mangeoire sous la neigeCanon EOS 20D (50mm, f/11, 1/160 sec, ISO800)

mangeoire avec leurreCanon EOS 20D (50mm, f/11, 1/160 sec, ISO800)

A première vue, aucune différence entre ces deux photos et c’est le but recherché par l’astuce que j’utilise. Si vous regardez bien sur la deuxième photo ce n’est pas mon objectif qui sort de l’ouverture mais le fond d’une bouteille en verre foncé. Les oiseaux ne sont ainsi pas surpris par l’apparition d’un objet noir sur le coté de la cabane. Rassurez vous si vous ne pouvez pas fixer de bouteille dans votre affût, les oiseaux viendront quand même, mais il y aura un petit temps d’adaptation.

J’ai la chance d’avoir pu installer mon affût à l’intérieur d’un bâtiment et c’est vraiment l’idéal. Je peux arriver en toute discrétion sans me faire voir par les oiseaux. Après un rapide coup d’oeil j’enlève la bouteille quand il n’y pas d’oiseau et je place mon objectif à travers l’ouverture. Ensuite, il n’y a plus qu’à être patient. Voici une photo de l’installation intérieure (c’est sommaire mais efficace) :

interieur affutCanon EOS 20D (50mm, f/5.6, 1/250 sec, ISO800)

Pour finir, deux conseils, à mon avis, importants :

  • Optimisez vos sorties en choisissant des horaires qui permettent de bénéficier de la plus jolie lumière, c’est à dire tôt le matin ou en soirée. Je sais, sortir du lit bien chaud pour aller passer une heure dans un abris lorsqu’il gèle ce n’est jamais facile mais le résultat en vaut vraiment la peine. Pour vous en convaincre, il n’ y a qu’une heure d’écart entre ces deux photos et le résultat est sans appel. Pourtant, l’oiseau est de la même espèce, le perchoir et la composition sont identiques et les conditions météo aussi. Seule diffèrent la hauteur du soleil et la couleur de la lumière. A vous de juger.

mésange soleil levantCanon EOS-1D Mark III (250mm, f/5.6, 1/500 sec, ISO400)

mésange 1 heure aprèsCanon EOS-1D Mark III (250mm, f/5.6, 1/500 sec, ISO250)

 

  • Forcez vous à changer de temps en temps de perchoir et à travailler votre arrière plan. Quelques branches de sapin ou avec des feuilles mortes redonneront un peu de couleurs à vos photos au coeur de l’hiver.

Voila ce making off est terminé, j’espère qu’il vous aura donné quelques idées pour la fin de saison ou pour la saison prochaine. N’hésitez pas à poser des questions, à commenter, à partager.

A bientôt sur photo-sauvage.fr

Mathieu.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *